Cf. (natuur, nature)

C’est la « nature » qui est le prétexte de cette exposition. Celui-ci l’utilise comme matière de création même, tandis que chez celui-là nous pouvons constater une tentative de représentation.

Kikie Crêvecœur (Bruxelles) montre des « bribes » et des « échappées », une promenade dans la forêt en 36 planches linogravées. Emile Desmedt (Tournai) travaille des formes extraites de la nature pour en faire des bronzes, des céramiques et des sculptures en métal. Derrière le plus petit détail, la moindre goutte de rosée,
le bourgeon en devenir, les racines lovées, Lucia Radochonska (Liège) esquisse d’invisibles histoires en germes. Dans le travail de David Delesalle (Allemans, France) ce sont les légumes de tous les jours qui sont magnifiés dans de monumentales xylographies. Petrus De Man (Brussel) nous présente une série de sept arbres. Les sculptures de Klaar Cornelis (Gent) semblent être « de la nature » pétrifiée. Jean-Louis Vanesch (Liège) montre son profond et permanent lien à cette nature à travers des photographies noires et blanches. Florence Fréson (Liège) voit dans la pierre une occasion d’expérimenter, de chercher, de voir, de sentir, d’entendre, de goûter. Saskia Weyts (Brussel) tente de peindre l’énergie que lui procure la nature, à l’aide d’une palette de couleurs toute personnelle. Enfin, Yvonne Knevels (Antwerpen) tresse des rotins pour une installation spécialement conçue
pour les salles de De Markten.

Vernissage: jeudi 15 novembre de 18 à 21h.
Exposition: du 16 novembre au 23 décembre.
Ouvert du mardi au dimanche, de 12 à 18h.
5, Vieux Marché-aux-Grains / 1000 Bruxelles.
Info: 02 512 34 25 - www.demarkten.be

Le jardin est celui autour de notre maison, au Pays de Herve. Rien d’extraordinaire. Mais cela peut prendre une vie pour explorer ces quelques mètres carrés.
Les contraintes sont là, voulues, assumées. Celles du lieu et celles de la photographie argentique, en noir et blanc. Et ce sont justement ces contraintes qui nous permettent d’avancer. C’est le regard qui doit s’aiguiser, le vocabulaire visuel s’élargir. Nous pouvons, alors, au mieux rendre la lumière.
Et avec elle les formes et les forces de ce petit univers… qui contient tout le reste! C’est un voyage lent, en profondeur, vers les choses, le monde, en suivant
la lumière… rien d’autre.

Jean-Louis Vanesch